Services informatiques trois-rivières

Pendant des années, choisir un assistant IA revenait à choisir un camp : Copilot avec GPT d’OpenAI, ou Claude d’Anthropic, ou Gemini de Google. Chacun dans son coin. Microsoft vient de casser cette logique. Depuis le 30 mars 2026, son assistant Copilot ne se contente plus d’un seul cerveau : il fait travailler GPT et Claude ensemble, sur la même question, pour des recherches plus fiables.

La nouveauté arrive dans l’agent Researcher de Microsoft 365 Copilot, à travers deux modes baptisés Critique et Council. L’idée est simple à comprendre : au lieu de croire un seul modèle sur parole, Copilot demande à un deuxième de vérifier le travail du premier. Pour une PME de Trois-Rivières ou de la Mauricie qui commence à s’appuyer sur l’IA pour ses rapports, ses appels d’offres ou sa veille de marché, ce détail change beaucoup de choses.

Réponse rapide : Microsoft Copilot peut maintenant utiliser GPT (OpenAI) et Claude (Anthropic) en duo. Le mode Critique fait rédiger un modèle, puis fait réviser sa réponse par l’autre. Le mode Council pose la question aux deux en même temps et compare leurs réponses. Résultat : des recherches plus précises et mieux vérifiées, accessibles aux entreprises qui ont une licence Microsoft 365 Copilot.

1. Ce que Microsoft a annoncé exactement

Le 30 mars 2026, Microsoft a ajouté à son agent Researcher (le mode de recherche approfondie de Copilot) la possibilité de combiner plusieurs modèles d’IA au lieu d’un seul. C’est ce qu’on appelle une approche multi-modèle. Concrètement, deux fonctions sont arrivées.

La première, Critique, divise la recherche en deux étapes. Un premier modèle planifie, va chercher l’information et rédige un brouillon. Un second modèle relit ensuite ce brouillon pour vérifier l’exactitude, la complétude et la solidité des sources citées. Dans la pratique, Microsoft fait souvent rédiger GPT et fait jouer à Claude le rôle de réviseur, un peu comme un employé qui rédige et un collègue d’expérience qui relit avant l’envoi.

La seconde, Council (le conseil), pose la même question à GPT et à Claude en parallèle. Chacun produit son propre rapport complet, de son côté. Un troisième modèle, qui joue l’arbitre, lit les deux versions et prépare une synthèse : où les deux IA sont d’accord, où elles divergent, et ce que chacune a trouvé d’unique. Vous obtenez donc deux points de vue plutôt qu’un seul.

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2. Pourquoi deux IA valent mieux qu’une

Le plus gros défaut des assistants IA, c’est l’erreur dite « avec aplomb » : le modèle invente un chiffre, une date ou une source, et le présente avec assurance. Pour une entreprise, une seule fausse statistique dans une soumission ou un rapport de gestion peut coûter cher en crédibilité.

Faire vérifier une réponse par un second modèle réduit ce risque. Microsoft a mesuré le gain avec un test appelé DRACO (100 tâches de recherche complexes réparties dans 10 domaines, conçu à l’origine par des chercheurs de Perplexity). Selon Microsoft, le mode Critique a obtenu un gain d’environ 7 points sur ce test, soit près de 14 % de mieux qu’un outil de recherche approfondie concurrent. Les progrès touchaient autant la profondeur de l’analyse que la qualité de présentation et l’exactitude des faits. Ces chiffres viennent de Microsoft : à valider avec votre propre usage, mais la tendance est claire.

Pour une PME, l’intérêt n’est pas théorique. Quelques exemples concrets de tâches où la double vérification compte :

  • Rédiger une analyse de marché avant un lancement de produit.
  • Comparer des fournisseurs ou des solutions logicielles pour un projet.
  • Préparer un dossier réglementaire ou un document destiné à un client important.
  • Résumer un long contrat ou un appel d’offres sans rater de clause.

3. Ce que ça change concrètement pour votre PME au Québec

Bonne nouvelle : il n’y a rien à installer. Si votre entreprise possède déjà une licence Microsoft 365 Copilot, ces fonctions apparaissent dans l’agent Researcher. Dans le sélecteur de modèle, l’option « Auto » active la logique de vérification, et « Model Council » lance la comparaison entre les deux IA. L’accès dépend toutefois de votre forfait et des autorisations que votre administrateur TI active (les fonctions ont d’abord visé les organisations du programme Frontier de Microsoft, avant un déploiement plus large).

C’est exactement le genre de réglage où un accompagnement aide. Activer la bonne option, décider qui y a droit dans l’entreprise, encadrer les données qu’on confie à l’IA : ça se planifie. Notre équipe peut s’en occuper pour vous dans le cadre de nos services informatiques gérés, en tenant compte de vos obligations, dont la Loi 25 au Québec.

Un point d’attention sur les coûts, sans entrer dans les prix puisqu’ils évoluent : faire travailler deux IA consomme plus de ressources qu’une seule. Microsoft indique, à titre indicatif, que le mode Critique coûte environ 20 % de plus qu’un modèle unique, et que le mode Council peut coûter près de 2,5 fois plus. La logique est saine : on garde la double vérification pour les recherches qui le méritent vraiment, pas pour chaque petite question.

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4. Le vrai signal derrière cette annonce

Au-delà de la fonctionnalité, cette nouvelle dit quelque chose d’important sur l’IA en 2026. Les géants arrêtent de tout miser sur un seul modèle. Microsoft, qui a longtemps été associé à OpenAI, intègre maintenant son rival Claude dans son produit phare. Le message envoyé aux entreprises : aucune IA n’est parfaite, et la fiabilité passe par la confrontation des points de vue.

Pour une PME, la leçon est facile à transposer. Ne dépendez pas d’un seul outil, d’un seul fournisseur, d’un seul réflexe. La même prudence vaut pour vos sauvegardes, vos accès et votre sécurité. Une IA qui se vérifie elle-même est un progrès, mais elle ne remplace pas un humain qui relit ce qui part chez un client. Gardez toujours une validation finale par une vraie personne sur les documents qui comptent.

  • Utilisez la double vérification (Critique ou Council) pour les recherches à fort enjeu.
  • Gardez les questions simples sur un seul modèle, c’est plus rapide et moins coûteux.
  • Faites toujours relire par un humain avant un envoi officiel.
  • Encadrez les données confidentielles que vos équipes confient à l’IA.

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Foire aux questions

Copilot utilise-t-il vraiment Claude et GPT en même temps ?

Oui, dans l’agent Researcher de Microsoft 365 Copilot. Le mode Critique fait rédiger un modèle puis fait réviser l’autre, et le mode Council interroge les deux en parallèle pour comparer leurs réponses. C’est arrivé le 30 mars 2026.

Ma PME a-t-elle besoin d’une licence spéciale ?

Il faut une licence Microsoft 365 Copilot. Les fonctions apparaissent dans le sélecteur de modèle de Researcher. Selon votre forfait et les réglages de votre administrateur TI, l’accès peut être progressif. Un fournisseur TI peut vérifier et activer ça pour vous.

Est-ce que ça élimine les erreurs de l’IA ?

Non, mais ça les réduit. Faire vérifier une réponse par un second modèle améliore la précision, d’après les tests de Microsoft. Une relecture humaine reste recommandée avant tout document important, surtout s’il part chez un client.

Tirez le meilleur de l’IA, sans les pièges

L’IA multi-modèle est une belle avancée, mais elle ne donne sa pleine valeur que bien configurée et bien encadrée. Chez OKTO Solutions, à Trois-Rivières, on aide les PME de la Mauricie et du Québec à déployer Microsoft 365 Copilot de façon sécuritaire, à former les équipes et à garder le contrôle sur leurs données. Découvrez nos services informatiques gérés ou écrivez-nous via notre page contact pour en discuter.