Ce que c’est
Une copie indépendante de vos courriels, de vos fichiers OneDrive et SharePoint, de vos équipes Teams et de vos contacts, conservée hors de votre abonnement Microsoft et restaurable élément par élément.
Sauvegarde et reprise
Beaucoup d’organisations croient que leurs courriels et leurs fichiers sont sauvegardés parce qu’ils sont dans l’infonuagique. Microsoft garantit la disponibilité de son service, pas la récupération de vos données après une suppression, une erreur ou une attaque. Cette page fait la part des choses et explique ce qu’une sauvegarde de Microsoft 365 ajoute.
Microsoft répond de la disponibilité de son service, et vous répondez de vos données. Les corbeilles et l’historique des versions couvrent le court terme, pas une restauration à une date choisie des mois plus tard. Une sauvegarde de Microsoft 365 est une copie indépendante de l’abonnement, conservée au Canada et restaurable élément par élément.
L’essentiel
La question n’est pas de savoir si Microsoft perd vos données : son infrastructure est redondante. La question est de savoir ce qui se passe quand c’est vous, un employé ou un attaquant qui les efface.
Une copie indépendante de vos courriels, de vos fichiers OneDrive et SharePoint, de vos équipes Teams et de vos contacts, conservée hors de votre abonnement Microsoft et restaurable élément par élément.
Toute organisation qui utilise Microsoft 365 pour son travail quotidien, et particulièrement celles qui ont des obligations de conservation ou un contrat qui exige de pouvoir retrouver un document ancien.
Une boîte supprimée par erreur, un dossier chiffré par un rançongiciel ou un départ d’employé mal géré cessent d’être des pertes définitives.
Comprendre
Microsoft applique un partage des responsabilités : il répond de la disponibilité du service, de l’infrastructure et de la redondance, et vous répondez de vos données, de vos comptes et de vos accès. Cette répartition figure dans les conditions du service et dans la documentation du produit. Ce n’est pas un manque : c’est une frontière volontaire.
Concrètement, Microsoft 365 offre des mécanismes de récupération à court terme, pas un archivage. Un élément supprimé de SharePoint ou de OneDrive passe par les corbeilles et n’y reste que quatre-vingt-treize jours au total, selon la documentation Microsoft consultée en 2026. Passé ce délai, l’élément est supprimé définitivement. Les stratégies de rétention permettent d’allonger cette conservation, mais elles doivent être configurées, et elles ne se comportent pas comme une sauvegarde qu’on restaure à une date choisie.
Le vrai risque, pour une PME, n’est donc pas la panne chez Microsoft. C’est ce qu’un employé pressé, un attaquant ou une procédure de départ efface sans que personne le remarque tout de suite. Rien de tout ça ne relève d’une défaillance du service, et c’est justement pourquoi Microsoft n’a rien à restaurer à votre place.
La distinction
Les deux ne s’opposent pas : la sauvegarde comble ce que les mécanismes intégrés ne sont pas conçus pour faire. Voici la répartition, cas par cas.
Ce que Microsoft fait. Il réplique ses services et répond de leur disponibilité. Une défaillance matérielle chez Microsoft ne fait pas perdre vos données.
Ce que la sauvegarde ajoute. Rien de plus sur ce point précis. C’est le seul cas où le mécanisme intégré suffit.
Ce que Microsoft fait. Les corbeilles permettent de récupérer un élément supprimé pendant une période limitée, quatre-vingt-treize jours au total pour SharePoint et OneDrive selon la documentation Microsoft de 2026.
Ce que la sauvegarde ajoute. Une restauration bien au-delà de cette fenêtre, et sans dépendre de la vigilance de quelqu’un dans le délai.
Ce que Microsoft fait. Rien, une fois la période de conservation écoulée. L’élément est supprimé définitivement.
Ce que la sauvegarde ajoute. La copie existe indépendamment de l’abonnement, donc l’élément se retrouve même longtemps après.
Ce que Microsoft fait. Il journalise les actions et permet de bloquer le compte, mais un attaquant qui vide une boîte en supprimant définitivement les éléments laisse peu de recours.
Ce que la sauvegarde ajoute. Le contenu de la boîte se restaure à une date antérieure à la compromission.
Ce que Microsoft fait. L’historique des versions permet de revenir en arrière sur des fichiers, ce qui aide dans les cas simples.
Ce que la sauvegarde ajoute. Une restauration en masse à un point dans le temps, sans avoir à rétablir les fichiers un par un, et une copie que le compte compromis ne peut pas atteindre.
Ce que Microsoft fait. La suppression du compte entraîne à terme celle de son contenu, sauf configuration explicite de conservation.
Ce que la sauvegarde ajoute. Le contenu reste disponible même si le compte a été supprimé trop vite, sans devoir payer une licence pour garder la boîte ouverte.
Ce qui est couvert
Une sauvegarde utile couvre tout ce dans quoi le travail vit, pas seulement les courriels. Voici le périmètre habituel d’un mandat.
Le périmètre se dresse à partir du tenant lui-même, pas de mémoire : la liste des boîtes, des sites SharePoint et des comptes est tirée de l’administration Microsoft 365, puis comparée à ce que la sauvegarde couvre. Un compte laissé actif après un départ ou une boîte partagée créée pour un projet y apparaît, alors que personne n’aurait pensé à la nommer.
Le déroulement
La mise en place est rapide. Ce qui distingue une bonne sauvegarde d’une mauvaise, c’est ce qui se passe après : la vérification.
Vos obligations contractuelles, réglementaires et internes déterminent la durée de conservation. C’est une décision d’affaires, pas un réglage technique : on la prend avec vous avant de configurer quoi que ce soit.
La sauvegarde est connectée à votre abonnement Microsoft 365 et configurée pour inclure les boîtes, les boîtes partagées, OneDrive, SharePoint et Teams. Les nouveaux comptes créés par la suite sont pris en charge automatiquement, sans intervention manuelle.
Une tâche qui échoue est signalée et traitée comme un incident. Une sauvegarde dont personne ne lit les rapports est une sauvegarde qu’on découvre absente le jour où on en a besoin.
Une restauration est effectuée pour de vrai à intervalle régulier, sur un élément choisi, pour confirmer que la copie est utilisable. Le forfait Standard prévoit une sauvegarde vérifiée avec un test deux fois par année.
La suite logique
Pour aller plus loin
Le premier explique le modèle de responsabilité partagée et ce qu’il change lors d’une suppression accidentelle ou d’une attaque par rançongiciel. Le second montre comment ranger et partager les fichiers d’une PME dans SharePoint, à la place du serveur du bureau, des clés USB et des dossiers OneDrive personnels.
Foire aux questions
On regarde ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas, la durée de conservation et la dernière restauration testée. Vous recevez un portrait clair et, s’il y a un trou, ce qu’il faut faire pour le fermer.
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